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Le contexte

Pourquoi les compétences sociales constituent-elles un atout pour la santé mentale ? Faudrait-il acquérir certaines compétences pour assurer notre bonne santé mentale, et à l’inverse, l’absence de ces compétences entraînerait-elle le développement de pathologies mentales ? En quoi l’entraînement des compétences sociales favorise-t-il la collaboration et les interactions ?

La santé mentale est un objet au centre des préoccupations des entreprises

Bien qu’il n’existe pas de définition stricte de la santé mentale, l’OMS considère qu’il s’agit d’un “état de bien-être qui permet à chacun de réaliser son potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie, de travailler avec succès et de manière productive et d’être en mesure d’apporter une contribution à la communauté.” Aussi une bonne santé mentale n’est pas réductible à l’absence de troubles mentaux. Il s’agit surtout d’un état individuel de bien-être qui permet à l’individu de se réaliser au sein d’un collectif. C’est un état certes individuel, mais qui a des conséquences sociales. Dès lors, la santé mentale est à la fois un enjeu et une ressource essentielle pour l’individu et le collectif : l’état d’un individu en bonne santé mentale influence également l’état des autres. Un collègue motivé et satisfait de ses conditions de travail est inspirant. Dès lors, une bonne santé mentale permet de maximiser les chances d’obtenir une interaction et une collaboration réussie. Mais comment prendre soin de cette ressource essentielle qu’est la santé mentale ?

Apprendre à prendre soin de sa santé mentale

Il convient avant toute chose d’être conscient de ce qui constitue une bonne santé mentale : quels sont les facteurs qui agissent sur elle, et de quelle manière ? Pour cela, il est important d’apprendre à connaître le fonctionnement de notre propre cognition (dimension intrapersonnelle) et des fonctions cognitives par lesquelles nous pouvons entrer en interaction avec notre environnement (dimension interpersonnelle). La métacognition correspond à la connaissance que nous pouvons avoir des mécanismes cognitifs ou des stratégies d’apprentissages de son propre cerveau (Barry Zimmerman, 1980). C’est dans l’optique d’acquérir et de prendre en compte cette connaissance dans les interactions que  certaines entreprises encouragent leurs collaborateurs à prendre leur température mentale en début de semaine, ce qui implique d’analyser son état d’esprit du moment : qu’est-ce-que je ressens ? Ces émotions ressenties altèrent-elles certaines de mes capacités ou au contraire, me motivent-elles plus que d’ordinaire ? Cette prise de température permet d’orienter les projets hebdomadaires et d’éviter en amont certaines prises de bec. Cette attention portée à ce que nous ressentons constitue une compétence sociale, car elle permet d’améliorer l’interaction et la collaboration. Mais quel rapport avec la santé mentale ?

La santé mentale, une affaire de collectif

Si selon Aristote nous sommes des animaux sociaux, c’est que nous sommes toujours en interaction avec les autres, ou du moins que nous avons besoin d’être en interaction. Pour autant, l’interaction n’est pas innée : nous pouvons apprendre à entrer en interaction avec l’autre, et pour cela, la métacognition peut être un atout non négligeable. En effet, la connaissance de notre fonctionnement cognitif nous permet de prendre de la distance avec nous-mêmes et de considérer l’autre comme un allié. Si le fonctionnement de notre cognition est commun (tout comme l’autre, je suis un être cognitif), alors nous pouvons parvenir à nous comprendre. En apprenant le fonctionnement de ma cognition, je peux aspirer à comprendre le fonctionnement de la cognition de l’autre et prendre du recul sur nos comportements réciproques. 

Le soutien social est le fait de croire qu’autrui peut nous aider en cas de besoin et ne se confond pas avec les ressources sociales effectives dont dispose l’individu.

Bruchon-Schweitzer & Boujut

 

Cette connaissance est donc salutaire et peut désamorcer certaines situations socio-professionnelles en renforçant notamment chez les collaborateurs leur sentiment de reconnaissance ou leur perception subjective du soutien social reçu. Le soutien social perçu se définit comme le “fait de croire qu’autrui peut nous aider en cas de besoin et ne se confond pas avec les ressources sociales effectives dont dispose l’individu.” (Bruchon-Schweitzer & Boujut, 2014). Il ne s’agit pas du soutien social effectif mais de la façon dont j’évalue le soutien que je reçois de la part des autres. Autrement dit, je peux être bien entouré et ne pas le remarquer. Je peux aussi être peu entouré et percevoir tout de même le soutien social reçu comme suffisant. En tant que processus transactionnel, le soutien social perçu me permet d’être en relation avec l’autre, de le reconnaître et d’être reconnu en retour. 

 

Les compétences sociales pour évoluer au sein d’un collectif

La compréhension de l’autre peut être considérée comme la clé pour s’adapter mutuellement. L’adaptation est en effet au cœur des compétences sociales, définies comme les compétences qui permettent de s’insérer dans un milieu. Pour cela, il est indispensable de savoir comment se comporter avec les autres, en fonction des exigences de la situation ou du contexte. Cela signifie que les compétences sociales nécessitent la connaissance des normes sociales en vigueur afin d’adopter les postures et les comportements considérés par les autres comme étant acceptables (Segrin, 2000 ; Spence, 2003). Ces compétences ne sont donc pas figées, puisqu’elles dépendent des prescriptions sociales qui sont par définition évolutives. 

Aussi, les compétences sociales sont ajustables aux exigences sociales du moment : elles nous permettent d’être efficaces socialement et de parvenir à maintenir les relations dans le temps. En effet, si je ne suis pas au fait des manières d’être socialement, il y a de fortes chances pour que les relations que j’entretiens s’étiolent. C’est pourquoi les compétences sociales constituent un atout pour les transactions entre les individus et leur environnement : elles nous permettent de nous adapter aux évolutions en cours et à venir en développant des stratégies d’ajustement pour faire face aux situations difficiles (Lazarus et Launier, 1978).

Les métacompétences pour guider nos comportements et nos actions

Si les compétences sociales  nous incitent à prendre soin de nous-mêmes, en apprenant à analyser et maîtriser une partie de nos émotions (dimension intrapersonnelle), et à prendre soin de l’autre en apprenant à le connaître en étant notamment à l’écoute de ses émotions (dimension interpersonnelle),  elles peuvent se développer par l’acquisition des métacompétences nécessaires pour faire évoluer nos comportements : 

→ Prendre soin de. C’est la capacité à mobiliser ses ressources attentionnelles pour s’intéresser à soi, à l’autre et à notre environnement. Tout comme la santé mentale, le soin ne se réduit pas au pathologique : on peut prendre soin sans être un aidant.  Prendre soin est une manière d’améliorer nos interactions avec les autres. Si je suis attentif aux besoins de l’autre, je peux participer à son bien-être en lui permettant de réaliser son potentiel. 

→ Construire des récits. Il s’agit d’apprendre à développer des intrigues qui lient les éléments individuels ensemble. Il s’agit d’une métacompétence narrative par laquelle je vais challenger et motiver l’autre : le récit permet d’anticiper d’éventuels risques et de mettre à profit les compétences de tous. 

→ Créer du sens. C’est une compétence qui permet d’identifier les représentations mentales des différents collaborateurs, en vue de construire des images mentales nouvelles et collectives.

→ Évoluer vers des réseaux collaboratifs. Il s’agit de partager les compétences et les expériences individuelles en vue de contribuer à la construction d’un réseau collaboratif rassemblant les différents acteurs. 

Le développement de ces métacompétences, qui peuvent s’acquérir par la connaissance de notre cognition et par un travail réflexif régulier, permet de déployer les compétences sociales que sont notamment l’empathie, l’adaptabilité, l’écoute ou encore la persuasion. Ces compétences concourent à un état de bonne santé mentale, dans la mesure où elles nous incitent à contribuer à la communauté, tendant ainsi à éviter l’isolement et la solitude. 

C’est en ce sens que l’application mobile Hello Elton entend nous permettre d’entraîner ces compétences sociales qui constituent des ressources individuelles et collectives favorisant les interactions et la collaboration. 

Retrouvez le replay de notre événement

Humans In Motion sur l’entraînement des compétences sociales pour prendre soin de la santé mentale avec le retour d’expérience d’AG2R LA MONDIALE qui a développé la communication et la collaboration au sein de leurs équipes avec la start up Hello Elton.

Avec les interventions de :

– Stéphane POMARES – CEO, Hello Elton

– Elsa Novelli – Designer Cognitif, Humans Matter

– Alexa Posté – Responsable du Learning Lab et Compétence Transverses, AG2R LA MONDIALE

Une conférence animée par Julien Moly  – Product Owner, Humans Matter dans le cadre du festival de l’apprendre.

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